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16 decembre 1997
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LIMA, PEROU, 7 - 11 SEPTEMBRE 1997
DECLARATION DE LIMA CONTRE LA CORRUPTION
*Notes
NOUS, c'est-à-dire plus de
1000 citoyens venus de 93 pays, de tous les continents et de pays grands
et petits, à différents niveaux de développement,
riches et pauvres, et de différents horizons, fonctionnaires gouvernementaux,
personnes engagées dans le secteur privé ou membres de la
société civile.
APRES, une discussion approfondie
concernant les moyens nécessaires pour bloquer l'extension de la
corruption sous toutes ses formes dans le monde, et unis dans notre vision
d'une ère de coopération internationale et nationale pour
un XXIème siècle où le fléau de la corruption
sera anéanti,
NOUS NOUS JOIGNONS MAINTENANT dans
cette déclaration de la 8ème Conférence contre la
corruption tenue à Lima, Pérou du
7 au 11 septembre 1997.
CONVAINCUS que la corruption
- sape la trame morale de toute société.
- viole les droits sociaux et économiques des pauvres et des plus
vulnérables.
- mine la démocratie.
- subvertit la suprématie de la loi qui est la base de toute société
civilisée.
- retarde le développement et,
- dénie aux sociétés, et particulièrement
aux plus pauvres d'entre elles, les bénéfices d'une concurrence
libre et ouverte.
CROYANT que:
- combattre la corruption est l'affaire de chacun dans toute société,
- ce combat implique la défense et le renforcement des valeurs
éthiques dans toutes les sociétés,
- il est essentiel que des coalitions soient formées entre gouvernement,
société civile et secteur privé,
- la volonté d'entrer dans une telle coalition est la pierre de
touche pour déterminer l'engagement de chaque gouvernement particulier
dans l'action pour éliminer la corruption,
- le rôle de la société civile est d'une importance
particulière pour vaincre la résistance de ceux qui ont intérêt
au statu quo et, de manière générale, pour mobiliser
les gens autour de réformes significatives,
- on doit mener une campagne soutenue contre la corruption au sein du
secteur privé du fait que, suite à une plus grande privatisation
et dérégulation, il assume un rôle plus important dans
des secteurs d'activité généralement dévolus
à l'Etat,
- et que c'est le sommet de l'Etat qui donne le ton dans toutes les sociétés,
car, " pour nettoyer un escalier, il faut commencer par la plus haute
marche."
NOUS APPELONS MAINTENANT les gouvernements,
les organismes internationaux et régionaux ainsi que les citoyens,
partout dans le monde à mobiliser leurs efforts et leurs énergies
pour se joindre à nous dans la mise en place des actions suivantes:
ACTIONS AUX NIVEAUX INTERNATIONAL ET REGIONAL
- Les institutions internationales doivent soutenir complètement
le rôle créateur que doit jouer la société civile
pour promouvoir le développement de la bonne gouvernance et travailler
avec elle en partenaire pour la réalisation de cet objectif. Elles
doivent travailler ensemble pour mettre en valeur les effets positifs de
la globalisation et limiter les effets de ses éléments négatifs.
- Il faut mettre fin à la déductibilité fiscale
des pôts-de-vins, par lesquels les pays exportateurs subventionnent
activement et encouragent la corruption des officiels dans les autres pays.
- A la fin de cette année, l'OCDE
devra avoir complété la convention qui criminalise la
corruption des fonctionnaires étrangers et ses Etats membres doivent
en mettre en place les dispositions pratiques avant la fin de l'année
1998. L'OCDE devra ensuite démarrer un vaste programme de suivi
pour assurer une mise en oeuvre stricte de cette convention, avec la participation
de la société civile pour garantir la transparence.
- Tous les Etats des Amériques doivent ratifier la Convention
Inter-Américaine Contre la corruption de l'OEA
(OAS)avant le sommet des Amériques qui doit se tenir à
Santiago en Avril 1998. Nous pressons l'OEA
de promouvoir et de guider la mise en place de cette convention et recommandons
ce Traité comme un excellent exemple de coopération régionale
contre la corruption à suivre par les autres régions.
- La Banque Mondiale et le FMI
(IMF) devraient
accélérer la mise en place de leurs nouvelles politiques
contre la corruption, politiques initiées par le président
Wolfensohn et le directeur géneral Camdessus, et particulièrement
la suspension des prêts aux gouvernements qui ne s'attaquent pas
correctement au problème de la corruption.
- L'Union Européenne devrait
accélerer la mise en place de ses propres politiques anti-corruption
telles qu'elles ont été recommandées par la Commission
des Communautés Européennes en Mai 1997, et tous les Etats
membres de l'Union Européenne doivent ratifier la convention de
l'Union Européenne sur la
corruption adoptée le 26 Mai 1997; et tous les Etats membres du
Conseil de l'Europe doivent se joindre aux travaux du groupe multi-disciplinaire
contre la corruption pour s'assurer que le sommet du conseil en Octobre
donnera des résultats concrets.
- Le travail des Nations Unies concernant
l'agir contre la corruption doit être encouragé. Les Etats
doivent mettre en oeuvre la déclaration des Nations Unies contre
la corruption et les pôts-de-vin, ainsi que le code international
de conduite pour les fonctionnaires. Les organismes internationaux de financement
et les Etats donnateurs doivent soutenir davantage les activités
de coopération technique des Nations
Unies.
- L'Organisation Mondiale de Commerce
doit , elle aussi, se joindre au combat global et commencer à se
préoccuper de l'impact considérable de la corruption sur
le commerce mondial.
- Toutes les organismes d'aide multilatéraux et bilatéraux,
ensemble avec leurs partenaires, doivent trouver des moyens pratiques de
vaincre corruption dans leurs programmes de développement.
- Les Agences de financement doivent accroitre leur assistance aux programmes
nationaux d'intégrité [programmes gouvernementaux de lutte
contre la corruption]. En particulier, la transparence des programmes nationaux
et internationaux d'approvisionnement [système des appels d'offres
publics] doit être renforcée. La réforme de la gouvernance
et celle du service public doivent se concentrer sur la suppression de
la corruption comme un élement principal et assurer la neutralité
politique de l'administration elle-même.
- Les institutions internationales doivent comprendre que leur procédures
d'approvisionnement ne sont toujours pas satisfaisantes et qu'elles doivent
encore mettre au point des approches imaginatives nouvelles d'approvisionnement
en coopération avec chaque gouvenement particulier et avec le secteur
privé, en y intégrant l'usage de pactes d'intégrité
et de pactes anti-corruption, basés sur le principe que les soummissionnaires
qui recourrent aux pôts-de-vin seront portés sur une liste
noire. La ÔGlobal Coalition for Africa' devra pouruivre son action
imaginative avec Transparency International et les gouvernements dans ce
domaine.
- Les Organisations internationales mandatées en place, y compris
Interpol et l'Organisation Mondiale des
Douanes (WCO), doivent progresser vers la consolidation de leur coopération
pour l'application de la législation internationale.
- Il faut améliorer la réglementation des opérations
effectuées par toutes les places bancaires internationales pour
garantir que les avoirs contrôlés par eux sont gérés
selon des normes internationales agréées et que les biens
acquis de manière illicite peuvent être repérés,
gelés et saisis. Ceci devrait inclure l'exclusion du système
monétaire international des banques off-shore qui ne sont pas à
même de se conformer à ces normes. Le secret bancaire ne devrait
pas donner aux criminels un alibi pour bloquer la mise en évidence
de la corruption.
- Dans nombre de pays, il y a urgence à réformer et à
moderniser les systèmes douaniers, en mettant l'accent sur la transparence
et l'integrité. Il faudrait accroitre l'aide attribuées par
les communautés donatrices et particuliérement à travers
l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD
/ WCO). Les membres de l'OMD doivent appliquer intégralement
la déclaration d'Arusha de 1993 et la déclaration de Columbus
de 1994 et coopérer pour assurer la transparence et l'intégrité
dans toutes les transactions commerciales internationales.
- La Chambre du Commerce Internationale
doit agir pour faire accepter au plus grand nombre de firmes l'adoption
de codes de bonne conduite et l'engagement dans des programmes de conformité
pour combattre l'extorsion et la corruption sur le territoire national
et à l'étranger. Nous insistons fortement sur l'adoption
de codes de bonne conduite et sur l'engagement effectif dans de tels programmes
comme condition pour avoir le droit de soumissionner dans les projets importants.
- L'Association Internationale des Procureurs et l'International Bar
Association (Association Internationale des Barreaux) doivent mettre au
point des projets de lois-types qui rendraient moins complexe et moins
lourd la poursuite en Justice des cas de corruption dans chacun de nos
divers systèmes judiciaires, tout en restant cohérents par
rapport aux normes internationales en matière de droits de l'homme.
- Les actionnaires à travers le monde doivent insister pour que
les compagnies dans lesquelles ils investissent adhérent aux objectifs
du Ôcorporate governance movement' (mouvement pour la gouvernance
d'entreprise). 18. Les divers associations internationales de comptables
et d'auditeurs et les associations internationales d'agents de change (security
regulators) doivent mettre au point des règles de comptabilité
claires et universelles, reconnues à l'échelle internationale.
Il est particulièrement important pour la lutte contre la corruption
que toutes les transactions financières soient enregistrées
et qu'il n'y ait pas de "caisse noire" ou de comptabilité
secrète.
- Les associations professionnelles internationales doivent s'intéresser
de plus près à leurs sections nationales et user de leur
influence pour s'assurer que les normes professionnelles nationales sont
protégées, renforcées et relevées.
- Les agences financières et donatrices internationales doivent
coopérer avec la société civile pour développer
des indices mondiaux de prix des biens et des services pour identifier
les anomalies créées par la bureaucratie et la corruption.
- Les institutions régionales et internationales doivent faire
tout ce qu'elles peuvent pour promouvoir notre déclaration et mettre
en oeuvre des programmes à cette fin.
ACTIONS AUX NIVEAUX NATIONAL ET LOCAL
- Tous les gouvernements doivent agir de manière transparente
et pouvoir rendre compte de l'utilisation de l'argent public à tous
les niveaux, en assurant aux citoyens l'accès le plus étendu
à l'information. Ils doivent assurer que les comptes publics sont
ouverts à l'examen du public. Le rôle de la société
civile est encore plus crucial aux niveaux national et local où
on devrait inciter à sa participation en lui donnant libre accès
aux décideurs et en tenant des auditions publiques sur les affaires
d'importance majeure.
- La société civile doit aussi balayer devant sa porte
; les ONG doivent se réformer et faire en sorte qu'en tant qu'organes
de la société civile, elles se traitent elles-mêmes
avec des critères de transparence et de disponibilité à
rendre compte de l'utilisation des fonds dont elles disposent, à
un niveau équivalent à celui qu'elles attendent de leurs
gouvernemnts. La société civile doit aussi veiller à
défendre ceux qui seraient persécutés pour s'être
opposés à la corruption.
- Tous les gouvernements doivent assurer indépendance, intégrité
et dépolitisation du système judiciaire comme fondement de
la suprématie de la loi, dont dépend la réussite du
combat contre la corruption.
- L'institution du Médiateur [Ombudsman dans les systèmes
anglo-saxons] - compris comme pont entre le gouvernemnt et le peuple -
peut contribuer grandement à l'élimination de l'obstruction
et de la corruption bureaucratiques. Par conséquent, les pays qui
ne disposent pas d'une telle institution devraient envisager de la créer,
comme fonction désignée par l'assemblée législative
mais jouissant d'une indépendance reconnue.
- Les gouvernements, en collaboration avec la société civile
et le secteur privé, devraient réexaminer périodiquement
la capacité des organes importants de l'Etat à rendre des
comptes sur l'utilisation de l'argent public, ainsi que celle des responsables
constitutionnels, et, au niveau local, s'assurer que les dispositions existantes
constituent un rempart efficace contre la corruption. Les conflits de compétence
doivent recevoir une attention particulière. A cet effet, la fonction
critique de Contrôleur Général (ou Auditeur général)
devraient être de même indépendante.
- Les gouvernements qui ne l'ont pas encore fait doivent réduire
au minimum les occasions subsistant dans le domaine économique de
pots de vin et de corruption, tels que les monopoles, les taxations discrétionnaires,
les impôts trop lourds et les réglementations et licences
qui gênent les affaires.
- Une réforme de l'administration est essentielle pour créer
un environement favorable à la lutte contre la corruption. Tous
les participants dans le processus doivent veiller à ce que des
salaires équitables soient versés.
- Il faut veiller particulièrement à renforcer les systèmes
de gestion financière et à rendre les processus budgétaires
transparents, et à accorder un rôle à la société
civile.
- Les pays devraient accroître l'efficacité de leurs lois
anti-corruption tout en restant dans le cadre de la plus grande compatibilité
possible avec leurs constitutions et les normes internationales en matière
de droits humains, notamment :
- l'abrogation de toute disposition rendant obligatoire de prouver qu'un
fonctionnaire qui a reçu un cadeau illégal a vraiement accordé
des contre-parties .
- La mise en place d'un système de déclaration des biens
des personnes qui ont une position publique de responsablité ( ainsi
que de leurs familles ) et l'obligation pour eux de justifier une croissance
de leur biens hors de proportion avec leurs sources légitimes de
revenus.
- La mise en place d'un contrôle périodique ou aléatoire
des biens et des niveaux de vie des décideurs importants des secteurs
publics ( et de leurs familles et associés ), si besoin est par
un organisme indépendant.
- La promulgation de lois qui rendent effectivement possible le gel,
la saisie et la confiscation des richesses acquises de manière illicite
par des fonctionnaires convaincus de corruption, où qu'elles soient
déposées et quelle que soit la personne qui les detienne.
- L'assurance d'une protection appropriée des témoins (
et de leurs familles ) et de celles des gens qui révèlent
des faits.
- L'enregistrement des cadeaux faits aux fonctionnaires.
- L'assurance que les fonctionnaires de tous grades ne peuvent se retrancher
derrière des immunités, mais sont effectivement passibles
des lois anti-corruption.
et, la mise à l'écart de toute fonction politique et de tout
poste de reponsabilité des criminels condamnés [pour faits
de corruption]. De telles mesures rendraient plus efficace la prévention
et la poursuite judiciaire.
- Les gouvernements devraient réétudier leurs procédures
nationales et locales d'appels d'offre, en coopération avec le secteur
privé afin d'assurer qu'elles sont équitables, ouvertes et
qu'elles assurent des conditions normales de concurence et qu'ainsi, en
même temps, l'argent public est protégé et un environement
commercial normal est assuré pour le secteur privé.
- Les soummissionnaires qui versent des pots de vin aux fonctionnaires
pour obtenir des marchés devraient être évincés
des marchés officiels [liste noire] pour une période appropriée,
ceci après une enquête équitable.
- La corruption étant un obstacle de taille dans les processus
électoraux et politiques, il faut prendre des mesures urgentes pour
que les dons aux hommes politiques et aux partis soient réglementés
et enregistrés, et que des limites aux dépenses de campagne
soit imposées et contrôlées. Des programmes suivis
d'éducation civique sont essentiels.
- Les associations professionnelles nationales, en particulier celles
de juristes, de comptables, de médecins et d'ingénieurs doivent
examiner l'adéquation et l'efficacité de leurs code de bonne
conduite et les moyens de sanctionner ceux de leurs membres qui facilitent
la corruption.
- Des médias indépendants ont un rôle essentiel,
mais, pour qu'ils fonctionnent effectivement, doivent exister une protection
contre toute pression et des lois sur la liberté de l'information
(pour le citoyen, comme pour les journalistes) et un système judiciaire
qui ne puisse être utilisé pour museler l'expression d'inquétudes
légitimes. Nous demandons instamment aux gouvernements, aux médias
eux-mêmes et à la société civile de créer
les conditions pour que les médias jouent ce rôle.
- Partout les hommes de presse doivent réfléchir au rôle
que leurs publications peuvent jouer pour « donner voix » au
public dans la lutte contre la corruption et faire prendre conscience des
procédures de plainte et de comment les gens peuvent les utiliser
effectivement. Ils doivent aussi se demander comment ils peuvent créer
un climat dans l'opinion publique dans lequel les hommes corrompus si riches
et puissants qu'ils puissent être seront consiédrés
avec le mépris qu'ils méritent. Les médias eux-mêmes
doivent se protéger des pots-de-vin et d'une hospitalité
déplacée.
- Tous les efforts seront vains tant qu'on n'aura pas mis en échec
la culture de la corruption ; aussi les gouvernements, les écoles
et les institutions religieuses devraient-elles lancer des initiatives
éducatives pour faire prendre conscience aux jeunes du mal incalculable
engendré par la corruption et des risques personnels qu'ils courrent
s'ils s'y adonnent.
- Des codes de bonne conduite doivent être introduits dans différent
secteurs ( y compris les ministères, les parlements, les tribunaux
) et les gouvernements devraient examiner les moyens d'assurer le comportement
éthique intègre de leurs administrations.
- Les gouvernements doivent encourager les enquêtes indépendantes
de satisfaction publique quant aux services et aux institutions, comme
moyens d'identifier les zones particulières de difficultés
et ausi pour contrôler les progrès faits dans la qualité
des services quand ils sont moins sujets à corruption.
- Enfin, les gouvernements, la société civile et le secteur
privé devraient mettre en place des « journées anti-corruption
» et « des journées d'intégrité »
ce qui, dans certains pays, s'est avéré être un temps
fort pour la prise de conscience. Le concept pourrait être étendu
par les Nations Unies, qui organiseraient
une journée internationale d'action.
Nous demandons au Président de la Conférence et au Secrétaire
du Conseil de la Conférence Internationale Anti-Corruption, et à
Transparency International de prendre les dispositions nécessaires
pour porter ces recommandations à l'attention des gouvernements
et des institutions concernées adéquates. Nous nous engageons,
quant à nous, a jouer notre rôle. Nous nous préparons
avec impatience à notre prochaine rencontre en 1999 en Afrique du
Sud. Nous affirmons notre conviction de l'utilité et de l'impact
des échanges périodiques d'expériences et la diffusion
d'expériences réussies comme il y en a eu cette semaine à
Lima, et nous pensons avoir fait des progrés significatifs pour
faire avancer le débat international sur les mesures pratiques à
prendre contre la corruption.
Dans deux ans, en Afrique du Sud, nous pourrons apprécier les
progrés accomplis tant dans la lutte contre la corruption que dans
les initiatives proposées ici-même.
Pour terminer nous adressons nos sincères remerciements au comité
d'organisation, au peuple du Perou, à son gouvernement, au secteur
privé et à la société civile, pour la chaleur
de son accueil, leur généreuse hospitalité, la réalisation
d'un programme riche et pertinent, la promotion de la participation de
la Société Civile dans la lutte contre la corruption et leur
vision d'un nouvel âge d'or de morale et d'intégrité.
Lima, Pérou
11 Septembre, 1997
* Notes de bas de page: Ont participé à
la huitième Conférence Internationale Anti-Corruption plus
de 1000 délégués venus de 93 pays. Parmi les délégués,
des ministres de premier plan et des hauts fonctionnaires titulaires de
fonctions constitutionnelles, mais aussi des fonctionnaires des institutions
financières internationales, des membres d'associations professionnelles
internationales, des fonctionnaires de commissions indépendantes
contre la corruption, des institutions pour l'éthique des gouvernements,
des procureurs généraux, contrôleurs généraux,
médiateurs, juges, juristes, des administrations nationales pour
l'aide [au développement], des hommes [et femmes] d'affaires, des
professeurs d'université, des comptables, des avocats, des députés,
des journalistes et des représentants d'ONG. Les institutions internationales
présentes comprennent : Les Nations
Unies, la Banque Mondiale, le FMI
(IMF),
l'Organisation des Etats américains
[OEA], l'OCDE, le Conseil de l'Europe,
le Parlement Européen, Interpol, la Coalition Mondiale pour l'Afrique,
La Banque Interaméricaine de Développement
(IDB), la Fédération Internationale des Comptables, la
Chambre du Commerce Internationale
et l'Association Internationale des Barreaux.
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